Comment rédiger un cahier des charges audiovisuel ?

mercredi 11 septembre 2019
Comment rédiger un cahier des charges audiovisuel ?

En 2021, 82% du contenu consommé sur le Web sera du contenu vidéo (CISCO). Tout naturellement, nos clients sont de plus en plus nombreux à souhaiter communiquer auprès de leur cible via un contenu vidéo ; que ce soit pour expliquer une nouvelle stratégie, un nouveau programme de formation ou de recrutement ou tout simplement pour mettre en image un nouveau produit.

 

Voici un petit guide « agence / client » pour parler le même langage et optimiser son temps.

 

La première question que l’on nous pose souvent concerne le prix : « Combien ça coûte ? ». Cela revient à demander le prix d’une voiture, il y a toujours 4 roues et un volant et pourtant entre une Twingo et une Ferrari il y a une grosse différence de prix. Le scope de vos besoins influe donc sur le prix global. Ainsi, il faut commencer par le brief !

Avant de rédiger votre brief, il faut vous poser plusieurs questions :

  • Quel message cherchez-vous à faire passer ?
  • Quelles sont vos cibles ?
  • En quelle langue allez-vous vous adresser à eux ?
  • Quel est le périmètre d’intervention de l’agence ? Une prise en charge complète de la création à l’activation des contenus vidéo ?
  • S’agit-il d’une vidéo d’entreprise à usage interne ou sera-t-elle diffusée sur les réseaux sociaux et/ou via des canaux digitaux ?
  • Quelle est la durée souhaitée pour le produit ?
  • Avez-vous besoin de différents formats (version courte et longue) ?
  • Avez-vous besoin de sous-titre ou de doublage ?
  • Souhaitez-vous faire appel à des comédiens spécialisés, ou avez-vous en interne une équipe capable de se prendre au jeu ?
  • Avez-vous déjà des illustrations que vous voulez voir apparaître dans la vidéo ? Sont-elles dans le bon format et en HD ? Avez-vous les droits pour les utiliser ?
  • Quels sont les lieux de tournage identifiés ?
  • Avez-vous des éléments d’habillage sonore ? Utilisez-vous des musiques ?
  • Quel est votre enveloppe budgétaire et quels sont vos délais ?

Une fois toutes ces questions arrêtées, vous pouvez remettre à l’agence votre brief qui vous vaudra le statut de super client, un retour plus rapide et un devis cohérent !

Selon vos besoins, et en bonne connaissance de votre marque, l’agence pourra vous conseiller un motion design, un reportage, un film institutionnel, une fiction ou tout autre format…

Vous avez choisi votre agence, comment cela va-t-il se passer ?

Exemple pour un film institutionnel à usage interne avec comédiens.

Le processus qui suit est assez simple et clair : l’agence se réunit avec le client, et très souvent le réalisateur. Bien que vous ayez votre mot à dire, laissez faire le réalisateur qui, au-delà de gérer les équipes image et son sur place, est chargé de concevoir le produit. Vous définissez ensemble un scénario « global » et/ou le story-board, le réalisateur se chargera après, de vous proposer les dialogues et le découpage des scènes afin de gagner du temps lors du tournage. Cela s’appelle le séquençage. Si le scénario est modifié, le séquençage l’est aussi. Cela vous permettra d’établir la durée du film et d’adapter le scénario. Ensuite il faut sélectionner les lieux de tournage et faire le casting.

Le tournage

Sachez qu’un tournage requiert du personnel. C’est une agitation permanente, la préparation doit être impeccable. Parmi les personnages les plus récurrents, on trouve le réalisateur et le chef opérateur, la scripte, qui se charge de vérifier que tout est « raccord » (elle s’assure que tous les objets, vêtements, etc. soient installés à l’identique par rapport à la prise précédente. Sinon, c’est un faux raccord. Elle vérifie que le texte est respecté et note les bonnes prises). L’ingénieur du son est aussi indispensable !

La post-production

Tout découle d’une bonne préparation : si le scénario est bien ficelé lors des échanges avec l’agence et le réalisateur, le montage sera facile.Pour éviter les divers allers-retours, il faut que toutes les demandes spécifiques soient énoncées dans le brief, ou pendant les sessions de travail (chiffres ou textes à faire apparaître dans la vidéo, bruitages, musiques, générique début et fin…). En fonction du produit et de sa diffusion, il est toujours préférable de passer en studio pour mixer le son.

Les droits d’auteur

Vous avez la propriété de votre vidéo une fois la facture intégralement réglée. Attention, cela ne vous autorise pas à réutiliser les images pour un autre film. Les comédiens et le réalisateur peuvent réclamer des droits d’auteur et bloquer la diffusion. Idem pour la musique, que ce soit une composition originale ou une musique dont les droits ont été négociés pour une diffusion précise et définie dans le temps.

L’agence conserve souvent le droit d’utiliser la vidéo pour sa bande démo et portfolio. Si votre vidéo comprend de l’animation, vous pouvez discuter le droit d’utiliser des personnages créés pour le projet. S’il s’agit des vidéos d’action live, vous pouvez aussi négocier pour une utilisation future les droits d’auteur des images qui ne font pas partie du projet.

En conclusion, le plus gros du travail se fait en amont : un brief clairement énoncé avec des délais et une préparation rigoureuse faciliteront le travail de tous lors du tournage et de la post-production ! Mais pas d’inquiétude, chez CMP nous sommes là pour vous accompagner même dans la rédaction de votre brief. Alors, appelez-nous !

Découvrez quelques-unes de nos vidéos. 

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